"Il n'est de richesses que d'Hommes" Jean BODIN
La gestion des salariés dans l'entreprise, longtemps considérée comme secondaire, a prit depuis plusieurs années, une place de plus en plus importante. Les ressources principales de l'entreprise ne sont plus les matières premières ou les produits finis. Ce sont désormais les ressources humaines. C'est pour cela que les entreprises ont mit en place une direction pour gérer de manière satisfaisante ses ressources humaines.
I-Les fondements de la GRH (Gestion des Ressources Humaines)
La GRH est devenue une fonction stratégique de l'entreprise en passant de l'administration du personnel à la gestion du personnel puis à celle des relations humaines. Elle est au centre des enjeux de l'entreprise en considérant le personnel comme un facteur clé de succès.
A- Définition des objectifs de la GRH
La mission de la GRH est de procurer à l'entreprise en temps utile, les compétences et qualifications nécessaires à son fonctionnement. Pour cela, elle acquiert/ procure et intègre le personnel puis cherche à le rendre aussi performant que possible. Elle assure la communication au sein de l'entreprise et gère les conflits.
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Les objectifs traditionnels
La GRH poursuit plusieurs objectifs :
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définir et appliquer la politique sociale et l'entreprise dans le respect des obligations légales (durées de travail, sécurité,...) et dans le respect des obligations contractuelles (conformément au contrat de travail);
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gérer et mobiliser les performances du personnel (prendre les mesures pour motiver et former les salariés, …) ;
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adapter les mouvements du personnel aux besoins de l'entreprise (en matière de recrutement, de licenciement, formation,...);
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satisfaire les aspirations du personnel et favoriser son épanouissement (en améliorant condition de travail, communication interne,...);
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gérer de façon optimale les coûts du personnel ;
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négocier avec les partenaires sociaux ;
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prévenir et gérer les conflits sociaux.
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Les nouveaux objectifs de la GRH
La montée de l'incertitude et de la complicité de l'entreprise concurrentiel, la mondialisation des marchés, l'évolution du marché de l'emploi, exigent des entreprises de nouvelles réponses stratégiques. Pour être plus compétitive, l'entreprise doit développer des structures et des cultures qui favorisent et génèrent l'innovation et d'assurer la flexibilité au sein de l'entreprise. Cette approche stratégique dépasse les frontières traditionnelles de la GRH et devient alors la Gestion Stratégique des Ressources Humaines ((GSRH). De nouveaux objectifs lui sont assimilés :
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développer les compétences du personnel ;
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établir un climat de confiance avec les salariés ;
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maintenir l'employabilité de ces salariés.
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B- Les enjeux de GRH
La GRH engage l'entreprise à long terme. Elle participe à l'épanouissement des salariés et détermine le niveau de leur revenu. Les principaux enjeux de la GRH concerne les entreprises comme les salariés (cf doc 1 polycopié).
II-La gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC)
La GPEC repose sur l'idée que l'entreprise dispose de ressources humaines actuelles ou accessibles en adéquation avec ces besoins et qu'elle a également des besoins futurs. Elle va définir l'évolution de ses ressources actuelles sur une période donnée selon les secteurs d'activité, elle doit mesurer l'écart entre les besoins et les ressources dont elle dispose. Elle doit donc mettre en oeuvre une politique d'ajustement en termes de recrutement et de formation.
A- Définition et objectifs de la GPEC
La GPEC est une approche globale qui anticipe les besoins de l'entreprise en personnel. Elle permet une meilleure adéquation dans le temps entre les besoins et les ressources disponibles et permet une adaptation permanente aux changements de l'environnement (cf doc 2).
Les principaux objectifs de la GPEC sont :
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améliorer la rentabilité et l'efficacité de l'entreprise ;
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optimiser les ressources humaines disponibles (en termes de compétence et d'effectifs) ;
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évaluer à terme la politique de l'emploi de l'entreprise.
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B- Le contenu de la GPEC
La GPEC anticipe l'évolution des emplois, ajuste les effectifs et gère le rôle dans l'entreprise (du personnel).
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La GPEC anticipe l'évolution des emplois
Elle prévoit à long terme les postes qui seront nécessaires. Cette tache n'est pas facile dans un environnement turbulent où la prévision des emplois est difficile à cerner avec précision. La GPEC prévoit les formations nécessaires aux salariés afin de les mettre en adéquation avec les emplois futurs. Elle prend en compte leur motivation et détecte leur potentialité afin qu'ils exercent au mieux les fonctions qui leur seront confiées. Les principales méthodes d'analyse de la GPEC sont les suivantes :
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l'analyse de la pyramide des âges des salariés par la qualification, par sexe, etc. Grâce à une projection à 3 ou 5 ans, elle peut mesurer l'impact des départs à la retraite, des démissions, etc. Il lui est alors possible de définir les profils d'emplois s'intégrant dans sa stratégique pour les années à venir. Cela lui permet de répondre à des questions telles que « Quel niveau de qualification ? Quel poste ?... »
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L'entretient annuel d'évaluation : consiste en un entretient direct salarié / supérieur hiérarchique et permet d'établir un bilan professionnel.
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(cf doc 3)
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La GPEC ajuste les effectifs
L'entreprise dispose de plusieurs moyens pour répondre aux contraintes de flexibilité en matière d'emploi. Pour ajuster en permanence ces effectifs à ses besoins, l'entreprise peut :
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aménager le temps de travail en faisant appel aux heures supplémentaires ou en favorisant le travail le travail à temps partiel ;
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embaucher des salariés sous contrat à durée déterminer (CDD) ;
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favoriser la mobilité interne, c'est-à-dire puiser dans ses propres ressources les personnes dont elle a besoin pour les changement de poste ou d'affectation ;
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licencier si elle estime que ses effectifs sont excédentaires. Cet ajustement est à la fois qualitatif et quantitatif.
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C- Les enjeux de la GPEC
Elle doit fournir à l'entreprise des personnes adaptées au poste de travail en nombre suffisant et avec les compétences recherchées. Ces prévisions comportent des risques liés à la difficulté des prévisions d'un avenir incertain.
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Risque de sureffectif ou de sous effectif
Le gaspillage des ressources humaines génère des coûts et démotive les personnes désoeuvrées. De même, la surcharge de travail risque de nuit à la qualité de la production, risque d'altérer la qualité des relations entre les individus et risque de dégrader le climat social de l'entreprise.
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Risque de sous utilisation des compétences non détectées
Ce risque peut altérer les motivations des personnes sous employées et qui en fin en de compte, limitent les performances de l'entreprise.
III-La pratique de la GRH
Afin de gérer son personnel, de le motiver, d'obtenir son adhésion, la direction de la GRH définit des procédures en matière de recrutement de formations, de promotions et de rémunération tout en cherchant à améliorer les conditions de travail, le climat social et à éviter les conflits car les conflits engendrent un gaspillage d'énergie et un effet négatif sur la performance de l'entreprise.
A- La mise en oeuvre de la GRH
Pour atteindre ses objectifs, la GRH doit recruter, former et promouvoir. Elle doit rémunérer et motiver son personnel.
1) Le recrutement
C'est l'ensemble des procédures par lesquelles une entreprise se procure la main-d'oeuvre dont elle a besoin. Le recrutement est devenu de plus en plus stratégique. Pour cela, les entreprises font appel à des cabinets de recrutement, ou à ce qu'on appelle des « chasseurs de tête ». Le processus de recrutement se décompose en 7 étapes. (cf doc 4)
a) Le recrutement
L'entreprise peut pourvoir un poste en puisant dans ses propres ressources en personnel ou en faisant appel à des compétences extérieures. Il y a le recrutement internet et le recrutement externe.
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le recrutement interne : c'est un choix stratégique ou politique que d'offrir le poste vacant au personnel travaillant déjà dans l'entreprise. La personne connait déjà la culture de l'entreprise (elle a déjà des repères). Cette pratique créé une mobilité interne qui peut être fonctionnelle (passe d'un service à l'autre) ou géographique. Ce type de recrutement a bien sûr des avantages et des limites. (cff doc 5)
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le recrutement externe : l'entreprise fait appel au marché de l'emploi. Ce type de recrutement a également des avantages et des limites. (cf doc 6)
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b) La recherche de candidature
Dans le cas d'un recrutement interne, la recherche de candidat peut s'opérer :
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sur proposition de la hiérarchie ;
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sur proposition d'autres salariés ;
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par petite annonce sur le panneau d'affichage, sur le journal de l'entreprise ;
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par candidature spontanée.
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Dans le cas d'un recrutement externe, la recherche de candidat peut être effectuée par l'entreprise elle-même, par :
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des petites annonces, la presse ;
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dans le cadre de salons (d'étudiants, professionnels) ;
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par internet ;
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par cooptation (un candidat peut être proposé par un salarié de l'entreprise) ;
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par recours à un stage ;
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par l'emploi intérimaire.
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Le recrutement peut être confié à un organisme extérieur (cabinet de recrutement, l'APEC, organismes de placement, chasseurs de tête)
c) La sélection des candidats
En général, la sélection suit la procédure suivante :
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analyse des lettres de motivation et des cv des candidats ;
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organisation de tests (de logique, mémo, …);
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entretient individuel ou collectif ;
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éventuellement, l'analyse graphologique, simulation ou mise en situation professionnelle du candidat.
Une fois la décision prise, elle se concrétise par la signature du contrat de travail.
d)L'accueil et l'intégration du salarié recruté
Pendant la période d'essai, le nouvel arrivant rencontre ses collègues et s'initie aux rouages de l'organisation de l'entreprise. Il suit en quelque sorte une formation sur l'entreprise, sur ses pratiques, sa culture, son éthique, etc. Il peut également être confié à un coach qui est chargé d'assurer le suivi de proximité et le soutient quotidien.
2) La formation
a) L'intérêt de la formation ( la définition de la formation)
La performance de l'entreprise est étroitement liée à la performance de chacun. Les salariés doivent être compétents et motivés. Au même titre que le capital technique, l'investissement dans le capital humain doit être rentable. La formation est un moyen de développement économique et social. Elle permet d'améliorer la quantité et la qualité du travail fournit (=> la productivité des salariés). Elle contribue aussi à la motivation par les possibilités de promotion offertes. La formation est un outil stratégique qui privilégie le développement de compétences pour faire de l'élément humain un facteur de succès. La formation n'est pas seulement le fait des entreprises, elle est aussi assurée par la collectivité (c'est-à-dire l'État). Cette approche se retrouve dans une notion récente, celle « d'entreprise apprenante » (« learning by doing). La formation a des intérêts (effets positifs) pour l'entreprise comme pour le salarié.
Le plan de formation organise l'offre de formation au sein de l'entreprise. C'est la liste des actions, en matière de formation, destinées au personnel de l'entreprise pour une année donnée, avec pour chaque action, la précision des objectifs, des contenus et des publics visés. Le plan de formation est constitué par :
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les formations décidées directement par l'employeur ;
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les formations proposées par les responsables du personnel (directeur des ressources humaines) retenues par l'employeur ;
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les demandes individuelles de formation qui sont retenues et acceptées par l'employeur (DIF Droit Individuel de Formation).
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b) La promotion
C'est le passage d'un salarié d'un poste de travail à un autre poste de niveau supérieur. Cette promotion s'inscrit le plus souvent dans le cadre d'une évolution de carrière programmées. Elle s'appuie sur plusieurs éléments :
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l'entretient annuel d'évaluation ;
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le bilan de compétences. Sans être un jugement sur la personne du salarié, le bilan permet de faire le point sur son parcours professionnel, sur ses acquis et sur ses lacunes. Il permet également de déceler des potentialités inexploitées. Il est effectué sous forme d'entretien de quelques jours par un cabinet spécialisé extérieur à l'entreprise. Le bilan est réalisé sur la demande du salarié, dans le cadre des plans de formation de l'entreprise avec accord de l'employeur :
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sur la demande individuel du salarié dans le cadre d'un congés individuel de formation s'il justifie de cinq ans d'activités et un an au moins d'ancienneté dans l'entreprise ;
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sur la demande de l'employeur.
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Dans les 2 premiers cas, le bilan permettra au salarié de se projeter dans l'avenir en l'aidant à bien orienter son plan de carrière, à mieux connaître ses atouts et ses limites par rapport au poste occupé et à envisager une formation ou une reconversion.
Dans le dernier cas, le bilan permet à l'entreprise de savoir si le salarié est employé de manière optimale (à sa juste place) ou sera utilisé pour effectuer un reclassement efficace à la suite d'une réorganisation interne.
3) La rémunération
Elle a un impact à la fois économique et social. C'est la contrepartie du travail effectué par le salarié. C'est aussi un élément important de la motivation des salariés.
La rémunération permet de :
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de motiver les salariés, surtout si la politique salariale pratiquée par l'entreprise est équitable ;
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fidéliser les personnels ;
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attirer les personnes dont l'entreprise a besoin pour son développement ;
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encourager les performances grâce à l'implication des salariés.
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a) La politique salariale
Elle est un ensemble de décisions qui permet à l'entreprise de :
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fixer le niveau des rémunérations en tenant compte de plusieurs facteurs comme les recommandations gouvernementales, recommandations professionnelles (sectorielles) et en fonction de l'emploi ;
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prévoir l'évolution des rémunérations dans le temps et leur impact à terme sur la masse salariale ;
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déterminer l'éventail des salaires dans l'entreprise ;
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définir les modes de rémunérations collectives ou individuelles. Depuis les années 80, l'individualisation des salaires se développe.
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b) Les composantes de la rémunération
La rémunération ne se limite pas au salaire. Elle peut prendre diverses formes à condition de respecter les contraintes légales (lois, convention politique,...)
→ salaire ;
→ primes ;
→ avantages divers ;
→ rémunérations différées.
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Le salaire
Il rémunère la qualité du travail (qualification des salariés) et la quantité de travail fournie. Chaque qualification correspond à un indice dans la grille des salaires. Cela prend en considération non seulement le niveau d'instruction, mais aussi l'ancienneté du salarié.
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Les primes
On peut distinguer deux modalités :
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les primes résultants des conventions collectives par branches ;
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les primes liées à la politique de rémunération de l'entreprise sont modulables et discrétionnaires. Elles sont variables et fixées chaque années en fonction des performance de chaque salarié ou de l'ensemble de l'équipe.
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Les avantages divers
en nature : logements, pc, portables, etc
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Les rémunérations différées
Leur paiement n 'est pas mensuel. En effet, leur montant est lié aux résultats annuels de l'entreprise. Quatre formules se complètent :
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l'intéressement facultatif qui est modulable d'une unité de l'entreprise à une autre, d'une catégorie de salarié à une autre, le montant de la prime d'intéressement peut donc varier fortement d'un salarié à un autre ;
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la participation aux résultats de l'entreprise est obligatoire depuis 1986 dans les entreprises employant au moins 50 salariés. Le montant de cette participation varie en fonction du salaire perçu ;
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le PEE (Plan Epargne Entreprise). Il favorise l'épargne salariale. Chaque salarié peut se constituer un capital en franchise d'impôts (exonéré d'impôts) avec l'aide de son entreprise à condition que les fonds soient mobilisés au moins 5 ans dans l'entreprise ;
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les stocks options. Ils sont destinés à associer les salariés de l'entreprise à son développement, à les fidéliser et à les motiver. Il s'agit d'une option d'achat, d'action à coût préférentiel est préalablement fixé. Les bénéficiaires ne doivent pas les vendre avant un certain délais de 5 ans.
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Participation, intéressement, PEE, l'entreprise et stocks options constituent l'épargne salariale.
4) La motivation
Dans l'entreprise, la motivation fait agir le salarié. C'est ce qui l'incite à s'investir dans son travail et à rester dans son entreprise. Les systèmes de motivation mis en place reposent principalement sur la méthode de « la carotte ou le bâton ». Cette méthode permet de récompenser les uns et de ne pas récompenser les autres (les sanctionner).
a) Les types de motivations
Il y a les motivations financières et les motivations non financières.
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Les motivations financières. Le niveau des rémunérations, modulé par l'individualisation des salaires, est le principal facteur de motivation financière. Il est complété par des mécanismes liés à chaque catégorie de salariés. Cela peut prendre la forme de PEE, de stocks options, etc. Le plan de carrière, les promotions, les stages de formation se traduisent souvent par des augmentations de revenus et par l'octroi d'avantages sociaux ;
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Les motivations non-financières. Ils peuvent prendre plusieurs formes :
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les cadeaux, les chèques cadeaux ont pour objectif de valoriser ceux qui les reçoivent ;
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les voyages, les soirées organisées par l'entreprise sont l'occasion de rencontres conviviales. Ils ont pour but de renforcer les liens entre les membres de l'organisation ;
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les remises de médaille, de trophées sont l'occasion de cérémonies solennelles réunissant tout le personnel. C'est manifestation expriment la reconnaissance de l'entreprise envers ses fidèles salariés ;
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le projet d'entreprise vise lui aussi à promouvoir une culture maison et à renforcer la motivation des salariés pour une entreprise dont ils partagent les valeurs (la culture).
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b) Avantages et inconvénients d'une politique de motivation
cf doc 8
5) Les conditions de travail
Les conditions de travail concernent l'environnement des salariés dans le cadre de leur travail. Cela concerne le contenu du travail, la durée du travail, l'hygiène et la sécurité,etc.
L'amélioration des conditions de travail passe par :
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la prévention des accidents du travail par l'information et la formation ;
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la réduction du temps de travail (RTT) ;
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l'aménagement du temps de travail ;
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l'enrichissement des taches ; l'ergonomie (ou séance d'étude de l'homme au travail) qui cherche comment adapter les machines, les méthodes de production et l'ambiance du travail aux besoins physiologiques des salariés.
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B) Le dialogue social dans l'entreprise
(…) Le dialogue social évite les conflits car ils permet de pacifier les relations entre les membres de l'organisation. Cette pacification des relations passe par la communication internet et par la négociation.
Suite sur polycopié du dernier cours (16.12.09)
1) La communication interne
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→ la communication descendante
→ la communication ascendante
→ la communication latérale ou transversale
c) les outils de la communication interne
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a) les rôles de la communication interne
b) les formes de la communication interne
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→ la communication écrite
→ la communication orale
→ la communication orale formelle
→ la communication orale informelle
→ la communication technologique
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La concertation et la participation
a) La concertation
b) La participation
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Conflits et négociation
a) Les principales sources de conflits
b) Les formes de conflits
c) La négociation
→ première étape : la préparation de la négociation
→ deuxième étape : le déroulement de la négociation
→ troisième étape : la conclusion de la négociation